Glossaire des principaux termes techniques

Parce qu’on a vite tendance à utiliser un jargon spécifique, voici quelques termes expliqués :

  • advert : Annonce. Dans MeshCore, désigne le fait qu’un nœud envoie (manuellement ou régulièrement) des informations sur son existence avec sa clé publique, éventuellement sa position…
  • BLE : Bluetooth Low Energy. Le Bluetooth utilisé dans les nœuds.
  • BPF : Band Pass Filter : filtre électronique permettant de réduire l’intensité des signaux qui ne sont pas dans la bande de fréquence cible. Par exemple tout ce qui n’est pas autour de 868 MHz. C’est la version électronique de la cavité. Système beaucoup moins cher et encombrant, mais avec des pertes d’insertion supérieures.
  • Cavité : Système de filtration de la bande-passante qui s’intercale entre le nœud et son antenne. Il supprime toutes les fréquences qui ne sont pas celles qui nous intéressent. Système très efficace pour rejeter les perturbations des réseaux téléphoniques, notamment en zones urbaines. Mais cher, encombrant, pas toujours étanche…
  • CLI : Command Line Interface. Interface qui permet de paramétrer un nœud en tapant des lignes de commande plutôt qu’en utilisant une interface graphique. Parfois cela peut s’avérer nécessaire pour appliquer une commande qui n’existe pas (encore) dans l’interface graphique.
  • dB : décibel, unité de puissance largement utilisée dans le monde radio. Trop complexe à détailler dans un simple glossaire, mais globalement plus c’est élevé plus c’est puissant. Il s’agit d’une échelle logarithmique, la puissance double donc tous les 3 dB. Cela donne donc par exemple que 27dB c’est 3,16 fois plus puissant que 22dB.
  • dBi : décibel isotrope. Pour le gain d’une antenne, cela définit sa capacité à concentrer la puissance d’émission dans une direction donnée par rapport à une antenne qui émettrait de manière identique dans toutes les directions (isotrope). Ainsi, par exemple, une antenne omnidirectionnelle de 8dBi émettra beaucoup moins vers le haut et le bas qu’une 2 dBi.
  • dBm : Pour une puissance d’émission, par exemple la partie radio de votre nœud, c’est l’unité qui sera utilisée. Plus elle est élevée plus le nœud « parle fort ».
  • DFU : Device Firmware Update, un mode dans lequel on passe un nœud Meshcore/Meshtastic pour pouvoir le mettre à jour. Cela peut se faire de manière logicielle (bouton à cliquer sur un site web « flasheur », ou physique : bouton à appuyer plusieurs fois, manipulation spécifique…)
  • ESP / ESP32 : type de processeur embarqué sur une carte composant un nœud. Les ESP32 sont généralement plus puissants que les nRF (voir plus bas) mais aussi plus énergivores. Ils intègrent du wifi, chose absente des puces nRF. Processeur généralement privilégié pour les compagnons avec un bel écran (T-deck par exemple). Sur les répéteurs MeshCore, un mode spécifique d’économie d’énergie (powersaving) permet de les mettre en veille profonde la majeure partie du temps et ainsi réduire drastiquement leur consommation, qui s’approche ainsi de celle des nRF.
  • hops / sauts : dans un réseau maillé, chaque saut (hop en anglais) correspond à la retransmission d’un message d’un nœud à un autre. L’émetteur et le destinataires ne comptent pas. 3 sauts veut donc dire : émetteur -> répéteur -> répéteur -> répéteur -> destinataire.
  • LNA : Low Noise Amplifier. Amplificateur de signal en sortie du composant émetteur. Généralement intégré directement sur les cartes électroniques. Cela explique que pour certaines cartes (ex : Heltec V4) malgré un réglage de sortie à 22dB dans l’application, on a en sortie un signal beaucoup plus élevé après son passage par le LNA.
  • LoRa : Long Range : protocole utilisé par MeshCore et Meshtastic pour encoder et transmettre les messages sur les ondes.
  • mesh : principe du réseau maillé : différents nœuds sont interconnectés par radio et peuvent retransmettre les messages les uns aux autres pour toucher le maximum de personnes (lorsqu’on écrit sur un canal) ou pour atteindre le destinataire (lorsqu’on écrit à une personne spécifique).
  • nœud : désigne un périphérique MeshCore ou Meshtastic, c’est à dire l’ensemble des composants nécessaires à son fonctionnement : carte électronique, batterie, antenne… il peut s’agir d’un nœud mobile (compagnon associé à un smartphone par exemple) ou fixe (répéteur/routeur solaire installé sur un pylône).
  • nRF / nRF52840 : type de processeur embarqué sur une carte composant un nœud. Il est très économe en énergie, propose du Bluetooth Low Energy mais pas de wifi. Processeur généralement privilégié pour les répéteurs autonomes.
  • pertes d’insertion : lorsqu’on ajoute un élément entre l’émetteur/récepteur et son antenne (câbles, prises, filtres…) on dénature à chaque fois un peu le signal. Il faut donc utiliser le minimum d’éléments et prendre ceux de bonne qualité.
  • ping : test de lien entre soi et un autre nœud afin de voir s’il répond et en combien de temps.
  • OTA : Over The Air. Désigne un moyen de faire des mises à jour des firmwares des nœuds SANS avoir à se brancher en USB. Les puces ESP-32 peuvent ainsi être mises à jour via wifi et les nRF via BLE.
  • PAR : Puissance Apparente Rayonnée (en dBm). C’est la puissance finale du sytème. Elle est calculée ainsi : la puissance de l’émetteur (dBm) moins les pertes en ligne liées aux connexions (câbles, prises, filtres…) plus le gain de l’antenne. Attention, le gain de l’antenne doit être en dB tout court, et la conversion se fait en retranchant 2,15 si la valeur est donnée en dBi. Exemple concret : Émission à 27dBm, 3 dB de pertes estimées dans les câbles et raccords, antenne de 4 dBi soit 1,85 dB (4 – 2,15). Cela nous donne donc 27 – 3 + 1,85 = 25,85 dBm, on est donc dans les clous de la règlementation qui impose 27 dBm de PAR.
  • PR : Pull Request. Fait référence à une demande de modification de code dans les firmwares ou applications open-source. Un développeur peut prendre le code existant, faire une modification, par exemple pour corriger un bug ou ajouter une nouvelle fonctionnalité et la proposer à la communauté via un PR. Si les administrateurs du projet sont d’accords ils peuvent l’accepter ou la rejeter ou demander d’autres corrections avant intégration dans la base de code commune.
  • RAK : fabriquant et distributeur de modules LoRa supportant MeshTastic, MeshCore et autres.
  • RPT : diminutif de répéteur.
  • SAW : Surface Acoustic Wave. voir BPF.
  • SNR : Rapport Signal Bruit. Définit si le signal reçu était fort ou pas par rapport au bruit ambiant (imaginez une personne qui parle dans un mégaphone par dessus le brouhaha d’une foule. Il peut être positif (+ c’est grand mieux c’est), mais aussi négatif, car nos appareils arrivent à entendre des messages même en dessous du niveau de bruit ambiant grâce à leurs caractéristiques spécifiques.
  • SWR ou ROS : capacité d’une antenne à bien transmettre l’énergie de l’émetteur dans les airs. Pour être efficace le SWR doit être inférieur à 2 et se rapprocher autant que possible de 1. Une antenne avec un SWR de 1.2 est meilleure qu’une antenne avec un SWR de 1.9 par exemple.
  • Traceroute : système permettant de mesurer l’existence et la qualité des liens entre 2 ou plusieurs nœuds afin de voir si un message est susceptible de passer, et si oui avec quelle fiabilité.
  • v4 : fait référence au Heltec v4, une carte basée sur un esp32 abordable et étant l’une des rares à pouvoir émettre jusqu’aux 27dBm légaux (même un peu plus pour compenser des pertes si besoin).

Certains termes peuvent difficilement être résumés en une phrase, n’hésitez donc pas à consulter leur page Wikipédia lorsqu’elle existe.